Plu(s)Mett(r)e – création 2014

« Car on ne peut considérer un geste ni comme la propriété d’un individu, ni comme sa création (nul n’étant en mesure de créer un geste propre, entièrement original et n’appartenant qu’à soi) ni même comme son instrument; le contraire est vrais : ce sont les gestes qui se servent de nous; nous sommes leurs instruments, leurs marionnettes, leurs incarnation. »

Milan Kundera

PLU(S) METT(R)E nous propose un voyage pour sensibiliser les gens sur ces questions d’image. Ne plus se laisser envahir par les coutumes dictées par la communication bien pensante. Média Médiocre. Alors, offrir une image de plus de la femme.
De cette femme là.
Devant nous.
En face.
En vrai.
Éprouver l’empathie, s’ouvrir pleinement. Finalement, cet ego, caché au fond de cette danseuse, ferait-il partie aussi de nous ?

Peut-on dire qu’un geste serait propre au genre féminin ou masculin ? Quelle règle applique-t-on dans notre société ? Dans notre danse ? Renàta nous donne un début de réponse dans sa chorégraphie. Dans le noir, elle suit les pas talonnés des femmes et nous propose des gestes, des postures, des attributs. Elle caricature, mais se positionne sur le fil de la tendresse, de la compréhension : vu de l’extérieur, une femme en mouvement, ça donne quoi ?

Face aux représentations sexistes qui inondent les supports de communication, qu’en est-il de la femme qui tombe, qui se redresse, qui se bat, qui grogne, qui se sent seul, qui grimace, qui s’envole ?

Et celle qui accouche d’une boule à facette ? Instrument festif comme pour dire finalement la multitude des femmes. Une seule image grand public suffit-elle à toutes nous décrire ? Une réduction mensongère qui limite autant la vision que la sensation.

Un voyage au cœur de l’égo sur le chemin de l’analyse personnel : quelle est ma place dans la société, tout au long de ma vie ?

Liberté est illusion.

Comprendre son ego, écouter son rythme et se laisser porter dans la danse par une musique.

Puis accepter, assumer, pour pouvoir communiquer sur ce moi, qui est parfois si bien caché.

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